20 Août 2026
Jean d’Ormesson naît le 16 juin 1925 à Paris, dans une famille aristocratique et très cultivée. Son père, diplomate, l’entraîne dès l’enfance dans de nombreux pays, ce qui donne au jeune Jean le goût des voyages, de l’histoire et des civilisations. Élève brillant, il suit des études prestigieuses à l’École normale supérieure, où il se spécialise en philosophie et en histoire, avant d’entrer au Conseil d’État.
Très tôt attiré par la littérature, d’Ormesson publie son premier roman en 1956, mais la reconnaissance arrive surtout avec La Gloire de l’Empire (1971), couronné par le Grand Prix du roman de l’Académie française. Son œuvre, abondante, mêle roman, essai, autobiographie et méditation philosophique. Il y aborde avec élégance les grands thèmes qui le hantent : le temps qui passe, la mort, Dieu, l’histoire, la beauté du monde et le bonheur d’exister.
Son style se distingue par une érudition légère, une langue claire et souriante, et une volonté constante de rendre la pensée accessible sans jamais l’appauvrir. Héritier des moralistes français, il revendique un regard lucide mais joyeux sur la condition humaine, loin du pessimisme sombre de nombreux écrivains du XXᵉ siècle.
Élu à l’Académie française en 1973, dont il devient le plus jeune membre, Jean d’Ormesson est aussi une figure médiatique très populaire, apprécié pour son esprit, sa courtoisie et son enthousiasme communicatif. Sa vie privée reste discrète, partagée entre l’écriture, les amitiés intellectuelles et un profond attachement à la culture européenne.
Jean d’Ormesson meurt le 5 décembre 2017, à l’âge de quatre-vingt-douze ans. Il laisse l’image d’un écrivain amoureux de la vie, convaincu que la littérature peut être à la fois profonde, lumineuse et généreuse.